• Je me suis réveillé un beau matin en me demandant ce que je pouvais bien faire pour être bien vu et aimé de tout le monde et surtout pour éviter d'être la cible des attaques verbales et critiques de toutes sortes souvent pénibles à supporter pour mon amour propre.

    Comme je me préparais à une longue méditation sur le sujet, un ami est venu me voir et m'a raconté l'histoire suivante:
    Un jour un vieillard et son petit fils s'en allèrent au marché pour s'approvisionner en denrées de toutes sortes.

    Le vieillard avait emmené son âne.
    Avant d'atteindre le marché, il leur fallait traverser plusieurs villages.
    Arrivés non loin du premier village , le vieillard demanda au jeune garçon de monter sur l'âne tandis que lui-même marcherait derrière.
    Il demanda aussi au garçon de prêter une oreille attentive à tout ce qui se dirait à leur sujet.
    Au cours de la traversée du village, certaines personnes se mirent à faire des commentaires:
    - Non mais, regardez un peu ce gamin! Est-il possible de manquer à ce point de savoir-vivre? Il se pavane sur cet âne alors que son vieux grand-père peine en marchant derrière.
    Dès qu'ils furent sortis du village, le vieillard demanda au garçon:
    - As tu bien entendu ce qu'ont dis les gens?
    - oui répondit le garçon, j'ai bien entendu.
    Ils continuèrent leur marche.
    Dès qu'ils furent à l'entrée du second village, le vieil homme demanda au garçon de descendre.Il monta lui-même sur l'âne et pria le garçon de le suivre à pied.
    Dans le village, les gens se mirent à commenter:
    -Regardez donc ce vieillard sans cœur!Il laisse ce petit garçon marcher sous ce soleil accablant tandis qu'il se prélasse lui-même sur son âne!
    Dès qu'ils furent sortis du village, le vieillard demanda au garçon s'il avait bien entendu ce que les gens disaient.
    le garçon répondit par l'affirmative.
    -Cette fois ci , laissons l'âne marcher devant et suivons-le à pied.
    Ils entrèrent ainsi dans le troisième village.
    Là aussi , des gens se mirent à faire des commentaires.
    -Observez un peu ces deux nigauds! Ils ont un âne et au lieux d'en profiter , ils préfèrent marcher sous ce soleil accablant.
    A leur sortie du village, le vieillard demanda au garçon,
    -as tu bien entendu ce qu'ils ont dit?
    -oui grand- père répondit le garçon
    -Dès l'entrée du prochain village, nous monterons tous les deux sur l'âne.
    Ils entrèrent de la sorte dans le quatrième village.
    aussitôt, de nouveaux commentaires fusèrent:
    Oh! mais regardez donc ces deux là! Ils n'ont même pas pitié de cette pauvre bête!
    Quelle douleur pour cet âne de devoir supporter une charge si lourde!
    Dès qu'ils furent à la sortie de ce village, le vieil homme demanda de nouveau au garçon s'il avait bien entendu les commentaires.
    -J'ai bien entendu grand père répondit le petit garçon.
    ............................................
    Cher ami, je ne dirai pas ici quelle conclusion le vieil homme donna à cette histoire, ni quelles leçons il enseigna à son garçon au sujet de leur aventure.
    je te laisse méditer là dessus.
    merci d'avoir pris la peine de lire cette histoire.

    Jean luc tohon

    ...

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  •     Un Roi avait pour fils unique un jeune Prince courageux, habile et intelligent. Pour parfaire son apprentissage de la Vie, il l'envoya auprès d'un Vieux Sage.

       "Eclaire-moi sur le Sentier de la Vie", demanda le Prince.

        "Mes paroles s'évanouiront comme les traces de tes pas dans le sable, répondit le Sage. Cependant je veux bien te donner quelques indications. Sur ta route, tu trouveras 3 portes. Lis les préceptes
     indiqués sur chacune d'entre elles.

    img

    Un besoin irrésistible te poussera à les suivre. Ne cherche pas à t'en détourner, car tu serais condamné à revivre sans cesse ce que tu aurais fui. Je ne puis t'en dire plus. Tu dois éprouver tout cela dans ton coeur et dans ta chair. Va, maintenant. Suis cette route, droit devant toi."

        Le Vieux Sage disparut et le Prince s'engagea
     sur le Chemin de la Vie.

       Il se trouva bientôt face à une grande porte sur laquelle on pouvait lire "CHANGE LE MONDE".

       "C'était bien là mon intention, pensa le Prince, car si certaines choses me plaisent dans ce monde, d'autres ne me conviennent pas." Et il entama son premier combat. Son idéal, sa fougue et sa vigueur le poussèrent à se confronter au monde, à entreprendre, à conquérir, à modeler la réalité selon son désir.
     Il y trouva le plaisir et l'ivresse du conquérant, mais pas l'apaisement du coeur. Il réussit à changer certaines choses mais beaucoup d'autres lui résistèrent.
     Bien des années passèrent.

        Un jour il rencontra le Vieux Sage qui lui demande :
     "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" "J'ai appris,
     répondit le Prince, à discerner ce qui est en mon pouvoir et ce qui m'échappe, ce qui dépend de moi et ce qui n'en dépend pas". "C'est bien, dit le Vieil Homme. Utilise tes forces pour agir sur ce
     qui est en ton pouvoir. Oublie ce qui échappe à ton emprise." Et il disparut.
       Peu après, le Prince se trouva face à une seconde porte. On pouvait y lire "CHANGE LES AUTRES".
     "C'était bien là mon intention, pensa-t-il.
     Les autres sont source de plaisir, de joie et de satisfaction mais aussi de douleur, d'amertume et de frustration." Et il s'insurgea contre tout ce qui pouvait le déranger ou lui déplaire chez ses semblables. Il chercha à infléchir leur caractère et à extirper leurs défauts. Ce fut là son deuxième combat.
     Bien des années passèrent.
      Un jour, alors qu'il méditait sur l'utilité de ses tentatives de changer les autres, il croisa le Vieux Sage qui lui demanda : "Qu'as-tu appris
     sur le chemin ?" "J'ai appris, répondit le Prince, que les autres ne sont pas la cause ou la source de mes joies et de mes peines, de mes satisfactions et de mes déboires. Ils n'en sont que le
     révélateur ou l'occasion. C'est en moi que
     prennent racine toutes ces choses."

    "Tu as raison, dit le Sage. Par ce qu'ils réveillent en toi, les autres te révèlent à toi-même. Soit reconnaissant envers ceux qui font vibrer en toi joie et plaisir. Mais sois-le aussi envers ceux qui font naître en toi souffrance ou frustration, car à travers eux la Vie t'enseigne
     ce qui te reste à apprendre et le chemin que tu
     dois encore parcourir." Et le Vieil Homme disparut.

        Peu après, le Prince arriva devant une porte où figuraient ces mots "CHANGE-TOI TOI-MEME".
     "Si je suis moi-même la cause de mes problèmes,
     c'est bien ce qui me reste à faire," se dit-il.
     Et il entama son 3ème combat. Il chercha à infléchir son caractère, à combattre ses imperfections, à supprimer ses défauts, à changer
     tout ce qui ne lui plaisait pas en lui, toutce qui ne correspondait pas à son idéal.
     Après bien des années de ce combat où il connut quelque succès mais aussi des échecs et des résistances, le Prince rencontra le Sage qui lui demanda :

        Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

        "J'ai appris, répondit le Prince, qu'il y a en nous des choses qu'on peut améliorer, d'autres qui nous résistent et qu'on n'arrive pas à briser."

        "C'est bien," dit le Sage.

        "Oui, poursuivit le Prince, mais je commence à être las de ma battre contre tout, contre tous, contre moi-même. Cela ne finira-t-il jamais ?
     Quand trouverai-je le repos ? J'ai envie de cesser le combat, de renoncer, de tout abandonner, de lâcher prise." "C'est justement ton prochain apprentissage, dit le Vieux Sage. Mais avant d'aller plus loin, retourne-toi et contemple le chemin parcouru." Et il disparut.

        Regardant en arrière, le Prince vit dans le lointain la 3ème porte et s'aperçut qu'elle portait sur sa face arrière une inscription qui disait

               "ACCEPTE-TOI TOI-MEME."

        Le Prince s'étonna de ne point avoir vu cette inscription lorsqu'il avait franchi la porte la première fois, dans l'autre sens. "Quand on combat on devient aveugle, se dit-il." Il vit aussi, gisant sur le sol, éparpillé autour de lui, tout ce qu'il avait rejeté et combattu en lui :
     ses défauts, ses ombres, ses peurs, ses limites, tous ses vieux démons. Il apprit alors à les reconnaître, à les accepter, à les aimer.
     Il apprit à s'aimer lui-même sans plus se comparer, se juger, se blâmer.
     Il rencontra le Vieux Sage qui lui demanda :

        "Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

        "J'ai appris, répondit le Prince, que détester ou refuser une partie de moi, c'est me condamner à ne jamais être en accord avec moi-même.J'ai appris à m'accepter moi-même, totalement,
     inconditionnellement."

        "C'est bien, dit le Vieil Homme, c'est la première
     Sagesse. Maintenant tu peux repasser la 3ème
     porte."

        A peine arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut au loin la face arrière de la seconde porte et y lut

               "ACCEPTE LES AUTRES".

        Tout autour de lui il reconnut les personnes qu'il avait côtoyées dans sa vie ; celles qu'il avait aimées comme celles qu'il avait détestées. Celles qu'il avait soutenues et celles qu'il avait combattues. Mais à sa grande surprise, il était maintenant incapable de voir leurs imperfections, leurs défauts, ce qui autrefois l'avait tellement gêné et contre quoi il s'était battu.

        Il rencontra à nouveau le Vieux Sage. "Qu'as-tu appris sur le chemin ?" demanda ce dernier. J'ai appris, répondit le Prince, qu'en étant en accord avec moi-même, je n'avais plus rien à reprocher aux autres, plus rien à craindre d'eux. J'ai appris à accepter et à aimer les autres totalement, inconditionnellement." "C'est bien,"
     dit le Vieux Sage. C'est la seconde Sagesse.
     Tu peux franchir à nouveau la deuxième porte.

        Arrivé de l'autre côté, le Prince aperçut la
     face arrière de la première porte et y lut

                "ACCEPTE LE MONDE".

        Curieux, se dit-il, que je n'aie pas vu cette inscription la première fois. Il regarda autour de lui et reconnut ce monde qu'il avait cherché à conquérir, à transformer, à changer. Il fut frappé par l'éclat et la beauté de toute chose. Par leur perfection. C'était pourtant le même monde qu'autrefois. Etait-ce le monde qui avait changé
     ou son regard ?
     Il croisa le Vieux Sage qui lui demanda.

        "Qu'as-tu appris sur le chemin ?"

        "J'ai appris, dit le Prince, que le monde est le miroir de mon âme. Que mon âme ne voit pas le monde, elle se voit dans le monde.
     Quand elle est enjouée, le monde lui semble gai. Quand elle est accablée, le monde lui semble triste. Le monde, lui, n'est ni triste ni gai. Il est là ; il existe ; c'est tout. Ce n'était pas le monde qui me troublait, mais l'idée que je m'en faisais. J'ai appris à accepter sans
     le juger, totalement, inconditionnellement."

        C'est la 3ème Sagesse, dit le Vieil Homme. Te voilà à présent en accord avec toi-même, avec les autres et avec le Monde." Un profond sentiment de paix, de sérénité, de plénitude envahit le
     Prince. Le Silence l'habita. "Tu es prêt, maintenant, à franchir le dernier Seuil, dit le Vieux Sage, celui du passage du silence de
     la plénitude à la Plénitude du Silence".

        Et le Vieil Homme disparut.


     Texte de Charles Brulhart, Décembre 1995
    http://www.metafora.ch


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  • Un jour, un vieux sage et un jeune brigand se rencontrèrent.

    - Tu sais que je t'envie des fois? dit le jeune homme au vieillard.

    - Pourquoi donc m'envies-tu ? lui demanda le vieillard.

    img


    - Tu es paisible et sûr de toi, les gens t'aiment bien. Moi je suis toujours inquiet et aux aguets, je suis toujours habité par la peur d'être pris ou trahis. Les gens se méfient de moi.J'aurais bien aimé être comme toi , mais ce n'est pas possible.

    - Et pourquoi donc? demanda le vieillard.

    Tout simplement parce que je suis voleur. répondit le jeune homme. Je vole pour vivre. Ne t'y trompe pas, je sais aussi me montrer honnête et fidèle envers les miens.

    Cependant, je dois voler pour subsister, survivre. Je n'y peux rien, c'est comme ça.

    le vieil homme le considéra quelques instants et hocha la tête.

    - Si tu le veux, tu seras mon invité cette nuit dit-il au jeune homme. Le jeune homme , surpris de cette invitation inattendue, accepta cependant en se disant in petto que ce serait bien la première fois qu'un honnête homme l'invitait , lui le voleur.

    Ce soir là, au moment de se coucher, le vieillard oublia comme par hasard de fermer sa fenêtre. On était pendant la saison chaude et les moustiques abondaient.

    La nuit ne fut pas paisible pour eux. Le jeune brigand la passa à chasser et tuer les moustiques.

    Le lendemain matin, le vieillard lui demanda s'il avait passé une bonne nuit.

    - Excellente nuit vraiment , répondit le jeune homme; mais on voyait bien à sa mine qu'il disait cela par pure politesse.

    Toutes mes excuses pour les moustiques dit le vieillard. J'avais oublié de fermer la fenêtre.

    - Au diable ces moustiques! s'emporta le jeune homme. Ils m'ont empêché de profiter d'un sommeil paisible.

    - Que veux tu? reprit le vieux sage, ils doivent survivre eux aussi. Ils ont besoin de nous piquer pour survivre et se reproduire.

    - ils auraient pu trouver un autre moyen pour survivre sans gêner les gens dans leur sommeil, fit le jeune homme.

    - Tu as raison répondit le vieillard, mais ils n'ont pas le choix. Telle et leur destinée. Ils ne peuvent vivre autrement. Le jeune bandit parut songer quelque instants.

    Tu sais? reprit-il, je crois que je ressemble beaucoup aux moustiques. Tout comme eux, je vole pour survivre. Je suis aussi pour les autres une cause perpétuelle de terreur, d'inquiétude et d'anxiété.

    - Mais , contrairement aux moustiques, toi tu as le choix dit le vieil homme.

    - Comment cela ? demanda le jeune homme.

    - Aux hommes , il est donné le choix entre plusieurs voies à suivre. Tu peux choisir d'être pour tes voisins une sources de joie, de quiétude et de paix ou au contraire une source d'inquiétude et d'anxiété. A toi de voir. Sache cependant que tout comme les moustiques que tu as tués cette nuit, tu pourrais tomber sous le coup de leur justice, de leur vengeance, pour avoir été pour eux la cause de leurs peurs , de leurs manque de sécurité. Cela , au fond est sans importance puisque tu ne feras qu'accomplir ta destinée. Mais l'homme possède le pouvoir de changer sa destinée.

    La loyauté et l'amour dont tu fais preuve envers les tiens doivent prendre aussi en compte les autres, les gens que tu ne connais pas. Ainsi, la paix et la quiétude envahiront ton coeur et tu pourras bénéficier des largesses de la nature, sans craindre pour le lendemain.

     



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  • Un porteur d'eau indien avait 2 grandes jarres suspendues aux 2 extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules. L'une des jarres avait un éclat, et alors que l'autre jarre conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison de son maître, l'autre jarre perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route.

    Cela dura 2 ans pendant lesquels le porteur d'eau ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages. Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle parvenait à remplir sa fonction du début jusqu'à la fin sans faille. La jarre abîmée avait honte de son imperfection et se sentait déprimée parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la moité de ce dont elle était censé être capable.

    Au bout de 2 ans de ce qu'elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau, au moment ou celui-ci la remplissait à la source.

    « Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser. »
    « Pourquoi ? » demanda le porteur d'eau. « De quoi as-tu honte ? »
    « Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de notre cargaison d'eau à notre maître, pendant ces 2 ans, à cause de cet éclat qui fait fuir l'eau. Par ma faute tu fais tous ces efforts et la fin, tu ne livre à notre maître que la moitié de l'eau. Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts », lui dit la jarre abîmée.

    Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein de compassion répondit : « Pendant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu'il y a au bord du chemin ».

    Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur le bord du chemin, et cela lui mit du baume au coeur. Mais à la fin du parcours, elle se sentait toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié de son eau.

    Le porteur d'eau dit à la jarre : « T'es tu rendue compte qu'il n'y avait de belles fleurs que de TON côté et presque aucune du côté de la jarre parfaite ? C'est parce que j'ai toujours su que tu perdais de l'eau et j'en ai tiré parti. J'ai planté des semences de fleurs de ton côté du chemin, et chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin. Pendant 2 ans j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques fleurs qui ont décorées la table du maître. Sans toi, jamais je n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses. »


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